16.05.2022

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Le RDV IFPEN pour une analyse hebdomadaire de la situation des marchés pétroliers.

                           


16 mai 2022

Le Brent se replie face à un ralentissement attendu de la demande de pétrole, mais les tensions sur les produits pétroliers s'intensifient.

Marchés pétroliersEn moyenne hebdomadaire, les prix du pétrole brut ont légèrement baissé la semaine dernière après que l'AIE a rassuré les marchés dans son dernier rapport mensuel en affirmant que le monde ne manquera pas de pétrole. L'augmentation de la production des pays de l'OPEP+ au Moyen-Orient et aux États-Unis, combinée à un fort ralentissement de la croissance de la demande, devrait permettre d'éviter une grave pénurie de l'offre, même si la production de la Russie, frappée par les sanctions économiques, diminue. En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a reculé la semaine dernière de 2,0 % à 107,0 $/b, tout comme le WTI à New York, qui a perdu 1,5 % à 105,0 $/b (Fig. 1 & 2). Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg au 10 mai est en légère hausse avec une valeur médiane du prix du Brent en 2022 à 99,5 $/b (+0,9 $/b) pour un prix à terme de 102,2 $/b (Fig. 3).

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09 mai 2022

Embargo de l’UE, OPEP+, Covid en Chine, FED…. Brent spot, avril 2022 : 105,8 $/b (mars : 117,5 $/b)

Le prix spot du Brent gagne 6 $/b la semaine dernière (Fig. 1). En moyenne hebdomadaire, le prix spot du Brent se situait à 110 $/b en hausse significative de 6 % (WTI à 106 $/b, +3,7 %). Le début de la semaine passée avait pourtant été marqué par une baisse sensible du prix du Brent (105 $/b le 3 mai) portée par les inquiétudes croissantes concernant les impacts économiques du confinement en Chine1. Mais le prix du pétrole est ensuite remonté rapidement (autour des 110 $/b) sous l’effet de l’annonce de sanctions européennes sur le pétrole russe et de la décision de l’OPEP+ de poursuivre une politique modérée de hausse de sa production. Le contexte financier, à nouveau sous pression baissière (Fig. 2) à la suite en particulier de la hausse des taux décidée par la FED (+0,5 points le 4 mai), a pu modérer cette progression. Le recul des marchés financiers est aussi le résultat des effets macroéconomiques de l’augmentation du prix de l’énergie, pétrole et produits pétroliers bien sûr mais aussi gaz naturel (Fig. 3) et électricité.

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02 mai 2022

L’éventualité d’un embargo européen sur le pétrole russe se précise et fait repartir le prix du brut à la hausse

Marchés pétroliersEn moyenne hebdomadaire, les prix du pétrole brut ont baissé la semaine dernière dans un contexte de dégradation de la situation économique mondiale (le PIB américain a baissé de 1,4% au premier trimestre), l'enlisement du conflit russo-ukrainien qui rentre dans son troisième mois, les incertitudes sur l'évolution de la crise sanitaire en Chine et le renforcement du dollar par rapport aux autres devises. Les cours du brut sont repartis à la hausse à la fin de la semaine dernière, alimentés par les déclarations du vice-chancelier allemand Robert Habeck, indiquant que l'Allemagne ne s'opposera pas à un embargo de l'Union européenne sur le pétrole russe (Fig. 1 & 2). En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a reculé la semaine dernière de 2,3 % à 105,9 $/b, tout comme le WTI à New York, qui a perdu 1 % à 102,8 $/b. Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg au 22 avril est revu à la hausse avec une valeur médiane du prix du Brent en 2022 à 98,6 $/b (+2,6 $/b) pour un prix à terme de 101,7 $/b (Fig. 3).

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25 avril 2022

Les craintes économiques face aux incertitudes sur l’offre Brent spot, avril 2022 : 105,8 $/b (mars : 117,5 $/b)

Le prix spot du Brent perd 6 $/b la semaine dernière (Fig. 1). Les forces haussières sur le prix du pétrole associées aux contraintes sur l’offre (Libye, Nigeria, EAU, Russie…) se confrontent aux forces baissières dues au ralentissement économique dans un contexte d’incertitude lié à la durée du confinement en Chine et à l’éventualité d’un embargo européen sur le pétrole russe. Le contexte financier est par ailleurs sous tension avec une baisse sensible vendredi dernier (Fig. 2) liée à la déclaration du président de la Fed, Jerome Powell, soulignant qu'une hausse des taux d'un demi-point de pourcentage serait "sur la table lors de la réunion de mai" (les 3 et 4). Cela a contribué à la baisse du prix du Brent qui est passé de 110 $/b à 105 $/b la semaine passée. En moyenne hebdomadaire, le prix spot du Brent se situait à 107 $/b en hausse modérée de 0,7 % (WTI à 104 $/b, +2,5 %). En ce qui concerne les produits pétroliers, la pression sur le prix spot du gazole en Europe reste très forte caractérisée par un écart avec le prix du Brent de 370 $/t (26 ct€/l) en avril contre 50 à 110 $/t (2,5 à 6,7 ct€/l) en 2021 (Fig 7 et 9). L’écart du prix spot de l’essence par rapport au Brent augmente depuis peu et se situe également à des niveaux relativement élevés (280 $/t soit 11 ct€/l contre 100 à 210 $/t en 2021, soit 1,9 à 7,4 ct€/l). Ces évolutions traduisent les perturbations sur les exportations de gazole russe non compensés pour le moment par le rééquilibrage de la production du raffinage mondial.

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19 avril 2022

Le marché pétrolier se rééquilibre dans un contexte de baisse de la croissance de la demande et d’une production russe qui résiste mieux que prévue

Marchés pétroliersLes prix du pétrole étaient orientés à la hausse la semaine dernière, repassant au-dessus des 110 $/b, les investisseurs ayant couvert leurs positions courtes avant le long week-end de Pâques et après les informations du New York Times selon lesquelles l'Union européenne préparerait un embargo sur les exportations de brut russe (Fig. 1 et 2). En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a progressé la semaine dernière de +2,1 % à 105,9 $/b, tout comme le WTI à New York, qui a gagné +2,4 % à 101,5 $/b. Dans ce contexte, les économistes interrogés par Bloomberg au 18 avril ont à nouveau revu à la hausse leur prévision du prix du Brent en 2022 avec une valeur médiane de 96 $/b pour un prix à terme de 105,8 $/b (Fig. 3).

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11 avril 2022

Recul du prix du pétrole : déstockage massif, craintes économiques Brent spot, avril 2022 : 104 $/b (mars : 117,5 $/b) 

Le prix spot du Brent autour des 100 $/b la semaine dernière (Fig. 1). En moyenne hebdomadaire, le prix spot du Brent se situait la semaine passée à 103 $/b en recul de 6,6 % (WTI à 99 $/b, - 4,5 %). L’orientation a été globalement baissière avec un prix qui a atteint 101 $/b vendredi dernier en recul de 7 $/b sur la semaine. Cette orientation résulte de plusieurs facteurs dont le retournement baissier des marchés financiers, l’usage renforcé des stocks proposé par les pays membres de l’AIE et enfin l’absence de sanctions européennes sur le pétrole pour le moment.

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4 avril 2022

Face à la hausse des prix du brut, l'AIE et les États-Unis conviennent d'un déblocage record des stocks stratégiques - l'OPEP+ ne bouge pas

Marchés pétroliersLes prix du pétrole continuent d'évoluer tantôt à la hausse, tantôt à la baisse dans une fourchette actuellement comprise entre 100 et 120 $/b, dans un contexte de forte incertitude quant à l'évolution des pourparlers de paix entre Moscou et Kiev, d’aggravation des sanctions économiques contre la Russie et de mesures pour faire baisser les prix (Fig. 1 et 2). En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres était en baisse la semaine dernière de 7,4 % à 109,7 $/b tout comme le WTI à New York qui perdait 8,4 % à 103,5 $/b. Les économistes interrogés par Bloomberg au 1er avril ont fortement révisé à la hausse leurs prévisions pour le prix du Brent en 2022 (+10 $/b) avec une valeur médiane à 92,5 $/b pour un prix à terme de 98,9 $/b (Fig. 3).

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28 mars 2022

L’incertitude sur l’offre pétrolière soutient les cours du pétrole Brent spot, mars 2022 : 118 $/b (fev. : 97,2 $/b)

Le prix spot du Brent au-dessus des 120 $/b la semaine dernière (Fig. 1). Les marchés pétroliers ont été influencés la semaine passée par : 1/ les attaques Houtis sur des installations pétrolières en Arabie saoudite (20 et 25 mars) ; 2/ les dégâts après une tempête sur deux des trois points de chargement du pétrole kazakh au port russe de Novorossisk en mer noire1 ; 3/ la remontée des cas de Covid-19 en Chine (confinement par quartier de la ville de Shanghai à partir de ce lundi) ; 4/ les résultats du sommet de l’Union européenne du 24 mars dernier. L’un des enjeux du sommet portait sur la mise en oeuvre ou non de sanctions sur les livraisons d’hydrocarbures russes. Faute de certitudes, le prix du pétrole a atteint 122 $/b le lundi (+ 6%) puis 127 $/b le mercredi. L’absence de mesures d’embargo de la part de l’UE a permis de ramener le prix à 122 $/b vendredi dernier. En dépit de la remontée des cas de Covid-19 en Chine, la pression reste néanmoins forte sur le marché pétrolier en raison de la faiblesse des stocks (Fig. 2 et 3) et des perturbations des livraisons russes du fait du conflit (mer noire) ou du retrait de certains acheteurs. Cela affecte en particulier le marché européen du gazole dont les prix connaissent des progressions exceptionnelles. L’écart entre le prix du gazole et le prix du Brent a ainsi atteint des sommets (+420 $/t le 24 mars soit 30 ct€/l) largement au-dessus des seuils traditionnels (50/140 $/t soit 5 à 10 ct€/l, Fig. 15). Le dernier rapport de l’AIE souligne les tensions existantes sur le raffinage mondial2 indiquant que « les raffineurs, en particulier en Europe, risquent de devoir réduire leur activité au moment même où les marchés très tendus des produits pétroliers frappent les consommateurs ».

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21 mars 2022

L’AIE annonce un choc pétrolier majeur de 3 mb/j en Avril. Le prix du pétrole remonte

Marchés pétroliersAprès avoir atteint près de 140 $/b la semaine dernière, le prix du Brent sur le marché spot est retombé à moins de 107 $/b en milieu de semaine alors que les efforts diplomatiques pour résoudre la crise entre Moscou et Kiev s'intensifiaient et
que la Chine en plein rebond épidémique décidait de remettre des mesures strictes de confinement. La poursuite des combats en Ukraine, notamment autour de la ville de Marioupol, l'absence de progrès dans les pourparlers de paix et les perspectives plutôt sombres de l'AIE sur la situation du marché pétrolier ont fait grimper les prix du brut. Vendredi dernier, le Brent clôturait à 112 $/b sur le marché spot (Fig. 1 et 2).

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14 mars 2022

Le marché pétrolier influencé par les négociations russo-ukrainiennes ; Brent spot, mars 2022 : 121 $/b (fev. : 97,2 $/b)

Le prix spot du Brent en léger repli en fin de semaine (Fig. 1). Sous l’effet de la poursuite de la guerre en Ukraine, le prix spot du Brent progresse, en moyenne hebdomadaire, de 6,9 % pour s’établir à 123 $/b la semaine passée (WTI + 6 % à 113 $/b). Cette moyenne cache néanmoins de fortes variations liées en particulier aux efforts diplomatiques pour résoudre la crise. Le prix spot, qui a atteint plus de 130 $/b en début de semaine passée, est ainsi retombé à 114 $/b le 10 mars pour remonter à 117 $/b le 11 mars, niveaux de prix équivalents à ceux observées entre 2011 et 2014 (Fig. 2). Dimanche, les propos optimistes du négociateur ukrainien indiquant que « la Russie commence déjà à discuter de manière constructive" ont favorisé un nouveau repli des cours du pétrole ce lundi (- 6 %). Wendy Sherman, secrétaire d'Etat adjointe des Etats-Unis, a de son côté déclaré que la Russie manifestait « des signes d'une volonté de s'engager dans des discussions constructives pour trouver une issue au conflit ». L’évolution du prix du pétrole dépendra donc des résultats de ces négociations mais aussi des mesures envisageables de compensation en termes de production (Etats-Unis, OPEP+, Iran, Venezuela…) et des conséquences de ce conflit sur le contexte économique. Il convient de noter que la flambée de l’épidémie de Covid-19 en Chine, entrainant le confinement de la ville de Changchun peuplée de neuf millions d'habitants, explique probablement aussi le recul en cours des prix du pétrole.

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7 mars 2022

La guerre en Ukraine annonce un choc pétrolier majeur. Le Pétrole à plus de 123 $/b

Marchés pétroliersDepuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février dernier, le prix du Brent sur le marché spot a augmenté de +26 $/b pour clôturer vendredi dernier à 123,5 $/b, son plus haut niveau en dix ans. En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a augmenté la semaine dernière de +12,3 $/b pour atteindre 109,5 $/b et le WTI à New York de +14,4 $/b pour atteindre 106,6 $/b (Fig. 1 et 2). Ces variations hebdomadaires des prix, les plus importantes en valeur absolue jamais enregistrées sur les marchés pétroliers, reflètent la gravité que ce conflit pourrait avoir sur le système énergétique mondial s'il devait durer, avec au centre la Russie, troisième producteur mondial de pétrole, deuxième exportateur de pétrole brut et premier exportateur de pétrole sur les marchés mondiaux. Ce choc d'offre a déjà un impact important sur l'ensemble des marchés financiers, mais particulièrement en Europe avec une chute de plus de 10% du CAC40 et un euro sous la barre des 1,10 USD, son plus bas niveau depuis mai 2020.

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28 février 2022

Les impacts énergétiques de l’attaque de l’Ukraine par la Russie

Le prix spot du Brent dépasse les 100 $/b (Fig. 1). Le prix spot du Brent, qui avait déjà atteint 100 $/b le 14 février, a à nouveau franchi ce seuil le 23 pour atteindre 101 $/b le 24, jour de l’attaque russe, avant de retomber à 98,8 $/b le lendemain. Ce lundi, le prix spot est repassé à nouveau au-dessus des 100 $/b (103 $/b) dans un contexte de forte volatilité faute de vision claire des conséquences du conflit sur les approvisionnements. Les prix à terme à un mois est ainsi passé lundi matin de 103 $/b à 101 $/b (Fig. 2). Cette tension se traduit par ailleurs par un écart exceptionnel des prix à terme à 2 et 1 mois à hauteur de près de 4 $/b (Fig. 3). Les marchés financiers ont connu des évolutions similaires au marché pétrolier marquées par une forte chute le 24, une progression le 25, puis à nouveau une chute ce lundi en raison des déclarations de ce week-end (Fig. 5)..  

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21 février 2022

Le prix spot du Brent dépasse les 100 $/b dans un contexte d’incertitude sur la question ukrainienne

Marchés pétroliersLes prix du brut ont été particulièrement volatils la semaine dernière, évoluant à la hausse comme à la baisse au gré des informations et des rumeurs d’invasion ou de retrait des forces russes à la frontière ukrainienne (Fig. 1 et 2). Les craintes d'une escalade des tensions dans la crise russo-occidentale, d'une ampleur inédite depuis la fin de la guerre froide, ont poussé la cotation Argus Dated Brent au-dessus de 100 $/b pour la première fois depuis septembre 2014 mercredi dernier, avant de retomber autour de 97 $/b le lendemain. Le prix du pétrole Russe (Urals) est en revanche en forte baisse avec une décote par rapport au Brent de plus de 5 $/b (contre 1,1 $/b en moyenne habituellement), signe que certaines compagnies préfèrent éviter d’acheter des barils de pétrole russe alors que les Etats-Unis menacent la Russie de sanctions financières sans précédent en cas d’invasion (Fig. 10). En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a progressé la semaine dernière de +2,1 $/b à 94,2 $/b et le WTI à New York de +2,1 $/b à 92,8 $/b. Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg au 15 février 2022 prévoit un prix moyen de 77,4 $/b pour cette année, en hausse de 1 $/b par rapport à la dernière estimation. Le prix basé sur les contrats à terme pour 2022 est de 86,8 $/b (Fig. 3). La structure du marché pétrolier en "backwardation", continue de se raffermir dans un schéma haussier, avec un différentiel entre les deux prochains mois (Avril et Mai) qui a atteint 2,3 $/b en milieu de semaine dernière (Fig.6).  

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14 février 2022

Le prix du Brent, mesure de la fièvre géopolitique  -  Brent spot, fev. 2022 : 95,2 $/b (Jan. : 86,6 $/b) 

Le prix spot du Brent se rapproche des 100 $/b (Fig. 1). Le prix spot du Brent s'est établi en moyenne à 96,6 $/b la semaine dernière, en hausse de 3,9 % (1,1 % pour le WTI à 90,6 $/b). Sous l’effet des tensions croissantes en Europe, mettant en cause la Russie 3e producteur mondial de pétrole (11,3 Mb/j en janvier), le prix a atteint 98 $/b vendredi dernier, du jamais vu depuis septembre 2014. Le prix du pétrole devient un marqueur des désordres du monde qui font peser des risques sur l’approvisionnement futur. Le 4 février, les prix à la pompe étaient supérieurs à la moyenne de 2021 de 19 ct€/l pour l’E10 et de 24 ct€/l pour le gazole (Fig. 12), occasionnant ainsi une dépense supplémentaire pour le consommateur de + 15 à 19 €/mois sur la base d’un trajet de 15 000 km/an et d’une consommation unitaire de 6 L/100 km. 

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07 février 2022

Le Brent évolue au-dessus des 90 $/b, au plus haut depuis 2014 

Marchés pétroliersNouvelle séquence de hausse la semaine dernière sur les marchés pétroliers. Le Brent évolue désormais au-dessus des 90 $/b pour la première fois depuis 7 ans (Fig. 1 & 2). En janvier, le prix moyen du Brent s’est établi à 85,6 $/b en hausse de 14,4 % par rapport au mois de décembre. Les facteurs de hausse restent les mêmes depuis plusieurs mois à savoir la combinaison d'une demande pétrolière en plein essor, d'une offre limitée et d'une diminution des stocks auxquels il faut rajouter une composante géopolitique forte, avec l’augmentation t des épisodes météo de froid intense en Amérique du nord. En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a progressé la semaine dernière de +2,1 $/b à 90,8 $/b et le WTI à New York de +3,5 $/b à 89,4 $/b. Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg au 3 février 2022 prévoit un prix moyen de 75,5 $/b pour cette année. Le prix à terme pour 2022, basé sur les contrats à terme, est de 86,3 $/b (Fig. 3). La structure du marché pétrolier en "backwardation", continue de se raffermir dans un schéma haussier, avec un différentiel entre les deux prochains mois (Avril et Mai) de 1,62 $/b, indiquant un resserrement croissant de l'offre et une forte demande (Fig.6). 

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31 janvier 2022

Des tensions, des craintes et …des excès ? -  Brent spot, Janv. 2022 : 86,3 $/b (Dec. : 74,3 $/b)

Le prix spot du Brent dépasse les 90 $/b (Fig. 1). Le prix spot du Brent s'est établi en moyenne à 90,5 $/b la semaine dernière, en hausse de 1,8 % (1,2 % pour le WTI à 87 $/b). La moyenne sur le mois de janvier se situe à 86 $/b soit une prime de 3 à 5 $/b par rapport aux niveaux atteints en octobre et novembre. Ces niveaux de prix sont très au-dessus de la moyenne de décembre tombée à 74 $/b sous l’effet, à l’époque, des inquiétudes liées à l’apparition d’Omicron. La hausse actuelle, qui s’explique en grande partie par les tensions géopolitiques, ne tient pas compte du recul des marchés financiers depuis le début de l’année et des incertitudes économiques soulignées dans le dernier rapport du FMI. En fonction du contexte sanitaire, géopolitique, économique et financier, mais aussi de la politique OPEP+, des écarts importants sont à prévoir dans les prochains mois (Fig. 2). Au niveau actuel du prix du pétrole, et dans un contexte par ailleurs de faiblesse de l’Euro face au dollar1, les prix des produits pétroliers à la pompe atteignent des records (Fig. 12). Il convient de noter que le seuil des 90 $/b n’a été dépassé durablement que deux fois depuis 2006, au cours de l’année 2008 d’une part, avant de s’effondrer en fin d’année avec la crise des « subprimes », et entre 2011 et 2014 d’autre part, avant de reculer avec la montée de l’offre américaine et l’absence de réaction de l’OPEP avant fin 2016.  

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24 janvier 2022

L’AIE relève ses prévisions de demande mondiale : Le Brent atteint 89 $/b 

Marchés pétroliersLes prix du pétrole ont poursuivi leur hausse la semaine dernière, pour la cinquième semaine consécutive, toujours soutenus par une demande solide et une offre de pétrole brut restreinte, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes en Ukraine et au Moyen-Orient, avec une nouvelle frappe de drone des combattants houthis du Yémen sur Abu Dhabi (Fig. 1 & 2). Mercredi, le Brent a atteint son plus haut niveau depuis sept ans, à plus de 89 $/b, après la fermeture temporaire, suite à un incident, d'un oléoduc clé reliant l'Irak à la Turquie (450 kb/j). En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a progressé la semaine dernière de +4,5% à 87,7$/b et le WTI à New York de +5,5% à 86,1$/b. Avec la hausse des prix, les gestionnaires de fonds continuent d'augmenter leurs positions spéculatives nettes longues sur le Brent et le WTI (Fig. 6). Plusieurs grandes banques, dont Morgan Stanley et Goldman Sachs, s'attendent désormais à ce que le brut dépasse 100 $/b ou plus (120 $/b pour Bank of America d'ici l'été). Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg au 21 janvier 2022 prévoit un prix moyen de 74,0 $/b pour cette année. Le prix à terme pour 2022, basé sur des contrats à terme, est de 84,1 $/b (Fig. 3). 

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17 janvier 2022

Confiance sur la demande, le pétrole repart à la hausse - Brent spot, Janv. 2022 : 82,9 $/b (Dec. : 74,3 $/b) 

Le prix spot du Brent gagne 6 % la semaine passée (Fig. 1). Le prix spot du Brent a évolué la semaine passée autour des 85 $/b contre 80 $/b 15 jours auparavant, ce qui représente une progression de 6 % (près de 5 % pour le WTI). Les prix à terme, qui progressent également fortement en moyenne hebdomadaire (4,0 % pour le Brent, 4,8 % pour le WTI) renforcent leur structure en « backwardation » (Fig. 2), signe d’une tension sur marché. Cette hausse sur les prix du pétrole se répercute sur le prix des produits pétroliers à la pompe, qui sont équivalents (gazole) ou dépassent (E10) les plus hauts atteints au début du troisième trimestre 2018 (Fig. 12). La pression plus forte sur l’essence est liée aux cotations européennes supérieures à celle observée fin 2018 (Fig. 11). 

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10 janvier 2022

Contexte économique favorable, demande pétrolière résiliente, tensions sur l’offre : le Brent à plus de 80,0 $/b

Marchés pétroliersEn ce début d'année, les cours du pétrole brut sont en hausse pour la troisième semaine consécutive, portés par un contexte économique favorable, une demande pétrolière résiliente face au virus Omicron, mais aussi par les tensions sur l'offre mondiale de pétrole (Fig. 1 & 2). En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a progressé la semaine dernière de +2,5% à 80,7 $/b. Le WTI à New York a également suivi la même tendance avec une hausse de +2,4% à 77,9 $/b. Les données de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) montrent que sur les marchés financiers, les gestionnaires de fonds, confiants dans l'économie et l’évolution de la demande de pétrole, ont fortement augmenté leurs positions spéculatives nettes longues sur le Brent et le WTI de 15 261 contrats (+3,4%) pour atteindre 463 646 (Fig. 6). Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg au 4 janvier 2022 prévoit un prix de 73,0 $/b pour 2022, en hausse par rapport à la moyenne de 71,0 $/b en 2021. Le prix à terme pour 2022, basé sur les contrats à terme, est de 77,3 $/b (Fig. 3). 

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Contact

Jérôme Sabathier

  • Chef du département Economie et évaluation environnementale, direction Economie et Veille

Guy Maisonnier

  • Ingénieur économiste