19.10.2020

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La crise sanitaire a des impacts majeurs sur l’économie mondiale et, en particulier, sur les marchés pétroliers.
Dans ce contexte, IFPEN vous donne RDV pour une analyse hebdomadaire de la situation.


19 octobre 2020

Le rebond de l’épidémie de COVID19 exclut une remontée rapide du prix du brut

Tableau de bord - Marchés Les prix du pétrole brut sont restés stables la semaine dernière. En moyenne hebdomadaire, le Brent gagne 0,3 $/b à 42,7 $/b et le WTI gagne 0,2 $/b à 40,5 $/b (Fig. 1 & 2). Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg sur le prix du Brent augmente également légèrement à 42,3 $/b pour 2020 et 48,9 $/b pour 2021 (Fig. 3). Face au rebond de la pandémie de COVID-19 en Europe et en Amérique du Nord et la mise en place de nouvelles mesures de restriction de déplacements dans de nombreux pays, l’espoir d’un rééquilibrage progressif du marché pétrolier et d’une remontée des prix du brut s’éloigne dans le temps. Dans son dernier rapport mensuel, publié la semaine dernière, l'AIE conclut son éditorial en rappelant que sur la base actuelle de la courbe des prix à terme, les prix du brut n'atteindront pas 50 $/b avant 2023.
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12 octobre 2020

Perturbations de l’offre et attente du plan de relance américain

Le prix spot du Brent progresse à plus de 40 $/b. Après le décrochage à 37 $/b le vendredi 2 octobre (lié à la contamination du président américain), le prix du Brent a progressé la semaine passée pour s’établir à 41,6 $/b le 9 octobre (Fig. 1). Sur la semaine, il gagne près de 3 % et se situe à 40 $/b proche de la moyenne annuelle anticipée à 41 $/b. La progression de la semaine passée reflète d’une part les perturbations de la production en Norvège et dans le Golfe du Mexique, et d’autre part l’optimisme des marchés financiers portés par l’attente d’un plan de relance américain. Les rumeurs sur une attaque de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) liées aux tensions entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie ont aussi pu peser sur le prix. Il convient enfin de noter les déclarations d’un expert saoudien, reprises par le Wall Street Journal, évoquant une possible remise en cause de la hausse de la production OPEC+ prévue en janvier prochain.
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5 octobre 2020

L’amélioration de l’activité économique semble marquer le pas. Le pétrole repart à la baisse.

Tableau de bord - Marchés Nouvelle semaine de baisse sur les marchés pétroliers. L’annonce, vendredi dernier, de l’hospitalisation du président américain Donald Trump, testé positif au Covid-19, a suscité l’inquiétude sur les marchés financiers (-0,5% pour le Dow Jones) et précipité les prix du pétrole à leur plus bas niveau depuis juin, à 39,3 $/b pour le Brent et 37,1 $/b pour le WTI (Fig. 1 et 2). En moyenne hebdomadaire, le Brent perd 0,8 $/b (-2,0%) à 40,9 $/b et le WTI perd -0,7 $/b (-1,8%) à 39,2 $/b. Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg sur le prix du Brent reste stable à 42,2 $/b pour 2020 et 47,8 $/b pour 2021 (Fig. 3).
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28 septembre 2020

Inquiétude des marchés atténuée par l’espoir d’un vaccin

Le prix spot du Brent autour des 40 $/b. Le prix du Brent a commencé la semaine passée par une chute de 4,2 % pour atteindre 40,2 $/b (Fig. 1). La menace dissipée d’un ouragan formé dans le golfe du Mexique explique en partie ce mouvement comme les annonces de relance des exportations libyennes de pétrole. Mais la pandémie liée à la Covid-19 reste un facteur déterminant dans l’évolution des cours. Elle affecte les marchés financiers, le marché des changes ainsi que les cours de l’or. Compte-tenu de la progression de la pandémie, un sentiment d’inquiétude planait ainsi sur les marchés la semaine dernière. Néanmoins, le marché pétrolier, tout comme le Dow Jones, a terminé la semaine passée en légère progression à 41 $/b avec l’annonce d’un nouveau test d’un vaccin aux Etats-Unis.
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21 septembre 2020

L’Arabie saoudite siffle la fin de la récréation et plaide pour un respect strict des quotas. Le Brent repart à la hausse.

Tableau de bord - Marchés La crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales continuent de peser fortement sur les cours du pétrole qui ont commencé la semaine dernière en dessous de 40 $/b pour le Brent et de 38 $/b pour le WTI (Fig. 1 et 2). Cependant, la détermination de l’Arabie saoudite, lors de la dernière réunion de l’OPEP+, à faire appliquer rigoureusement les accords de réduction de production, a rassuré un temps les acteurs et a permis au pétrole brut de terminer la semaine en hausse.
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14 septembre 2020

L’enjeu du vaccin influence les marchés

Le prix spot du Brent repasse sous les 40 $/b. Le prix du Brent, qui évoluait en moyenne hebdomadaire à 45 $/b et 43 $/b les deux semaines précédentes, est tombé à 39,5 $/b la semaine passée en recul de 8% (Fig. 1). Le nombre croissant de cas de contamination en Europe et la difficulté à développer rapidement un vaccin expliquent pour une large part cette correction. Elle a été renforcée par l’annonce de l’Arabie saoudite le 8 septembre de la baisse des prix de livraison du pétrole à destination de la zone Asie et des Etats-Unis. L’espoir d’un rééquilibrage progressif du marché, scénario privilégié jusqu’à ce jour, devient moins évident, pesant à la baisse sur le prix du pétrole.
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9 septembre 2020 [ BILAN TRIMESTRIEL ]

Le marché pétrolier en territoire inconnu - L’analyse d’IFPEN

Entre crise économique d’une ampleur exceptionnelle, évolution sociétale, accélération potentielle de la transition écologique, baisse historique des investissements en exploration/production, le monde pétrolier entre à l’évidence dans une nouvelle ère.
L’idée d’un prix du pétrole faible pour longtemps (« lower for longer ») devient à nouveau envisageable comme la possibilité d’être confronté à des envolées ponctuelles des prix si l’offre n’est pas au rendez-vous. Le contexte actuel est caractérisé par un prix du pétrole historiquement bas, estimé autour de 40 $/b en moyenne pour les cotations de 2020, ce qui ne s’est jamais produit depuis 2008 (Fig. 1). En termes de croissance économique au niveau mondial, les données sont spectaculaires, caractérisées par une baisse de richesse estimée à 7 000 G$ en 2020 (9% du PIB) et à 6 000 G$ (7 % du PIB) en 2021 (Fig. 2). Mais rien n’est établi avec évidence dans un contexte d’incertitude sur l’évolution de la pandémie. C’est sur ces bases qu’il convient de tenter d’imaginer le « monde d’après » pour le secteur pétrolier.
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Contact

Jérôme Sabathier

  • Chef du département Economie et évaluation environnementale, direction Economie et Veille

Guy Maisonnier

  • Ingénieur économiste